La slow attitude ou comment apprendre à lâcher prise

Avec toujours plus de responsabilités, de travail et de stress, les français sont surmenés. Le mouvement « slow », qui monte en puissance en France depuis quelques années, propose une alternative radicale à la société actuelle : prendre le temps, lâcher prise. Tour d’horizon de ce mouvement.

A travers l’ étude « les français et la vie moderne » *, on sait que 68 % des participants déclarent souffrir  d’une « surcharge mentale », alors que 58 % avouent « augmenter eux-mêmes leur rythme de vie ».

 

8 actions pour adopter la slow lifeIl est donc urgent de ralentir, d’alléger son quotidien. Le lâcher prise, c’est ce que préconise le « slow movement » qui fait son apparition dans les années 80, aux États-Unis.

Tout comme la simplicité volontaire, la philosophie de la slow life ou slow movement, est de retrouver une forme de lenteur face à l’ accélération de notre rythme de vie.

Réduire sa consommation, reprendre possession de la gestion de son temps, dans le but d’améliorer la véritable « qualité de vie »

Bien manger, se ressourcer, se détendreet déstresser .. autant de conseils qui ne sont pas sans rappeler l’ étape 2 de la méthode fly lady : prendre soin de soi.

 

Caractéristiques essentielles du slow movement.

  1. La SLOW FOOD : mouvement international créé en 1986 en Italie par Carlo Petrini, afin de s’opposer à la malbouffe et aux trop nombreux fast-food implantés. Cuisiner soi-même ses plats, préférer une nourriture de meilleure qualité, expliquer d’où viennent les aliments et leurs conditions de production, faire connaître les producteurs locaux, … voilà quelques-uns des objectifs du mouvement Slow food.
    Manger, devient alors un véritable moment de partage doublé d’un réel souci environnemental.
  2. Il est inutile de forcer les rythmes de notre existence. L’art de vivre consiste à apprendre comment dédier du temps à chaque chose.
    Carlo Petrini, fondateur de Slow food

  3. La SLOW CITY : L’idée, créée en 1999, prend exemple sur le Slow food où le terme « conscience du temps » a remplacé « vivre à 100 à l’heure », au nom de la qualité de vie citadine. Les espaces verts et zones piétonnes sont privilégiés, ainsi que la réduction de la circulation. De plus, les slow cities font la promotion des traditions locales ainsi que de l’hospitalité.
  4. Un peu de lecture pour creuser…


    Le mouvement touche l’Europe entière et c’est plus d’une vingtaine de villes qui s’engagent sous le label « Slow city »

    Un manifeste est d’ailleurs créé, listant 70 obligations et recommandations. En voici quelques exemples :
    – Promotion des technologies écologiques
    – Propreté de la ville
    – Priorité aux transports en commun et transports non polluants
    – Diminution des déchets et développement de programmes de recyclage

  5. La SLOW EDUCATION : Trouver le rythme adapté à chacun et non pas ralentir les enfants ! Pour Maurice Holt, professeur en sciences de l’éducation, nous assistons aujourd’hui, au processus inverse. L’accent est mis sur  » l’uniformité et la mesurabilité des processus et des résultats », impliquant que chaque enfant doit obtenir, au même moment, les mêmes résultats en fonction de l’avancée des programmes scolaires.
  6. Pour Lenore Skenazy, auteure du livre et blog Free-range Kids : « les parents doivent donner autant de liberté à leurs enfants qu’ils en avaient pendant leur enfance, et admettre qu’il n’y a pas cinquante fois plus de prédateurs que quand ils étaient eux-même jeunes« .

    Les familles adeptes de la slow education choisissent pour leurs enfants, des écoles telles que Freinet, Montessori ou Steiner. Celles-ci prônant une pédagogie alternative, dénuée de compétition entre élèves et système de notation.

  7. Le SLOW TRAVEL : Voyageons autrement ! L’idée est de prendre le temps de la découverte, notamment vis-à-vis des populations locales visitées. De plus, l’impact du voyage sur l’environnement doit être minimisé. Vous pensiez vous organiser un séjour en prenant l’avion ? Préférer le train ! Et sur place, optez plutôt pour les transports collectifs ou « zero pollution » comme le vélo, par exemple ; )La curiosité et l’écoute sont les qualités essentielles pour pratiquer le slow travel. Et oui … nous sommes alors plus à même de re-découvrir la nature, la culture et la gastronomie d’une région !Prendre le temps, c’est s’ouvrir à de nouvelles rencontres, trouver un équilibre et enfin, mieux s’imprégner des lieux où l’on se trouve.

Alors, êtes-vous enfin prêt(e)s à lever le pied … ?

Et quelques lectures pour accompagner la réflexion

 

* Étude menée en France par Bion en 2010

Par | 2018-02-09T15:37:46+00:00 29 août 2014|S'organiser à la maison|3 Commentaires

3 Commentaires

  1. Val 27 février 2017 à 14:45 - Répondre

    Bonjour! et on trouve aujourd’hui la slow-cosmétique

  2. Simon 8 mai 2015 à 22:34 - Répondre

    Bonjour,

    Tout d’abord, félicitation pour ce superbe article. J’adore! Je me suis intéressé il y a quelques semaines au slow management qui consiste à prendre le temps au travail et qui pourrait être ajouté à cette liste. Je suis heureux de voir que cette méthode de prendre le temps s’applique dans d’autres sujets.

    Merci également pour les livres et bonne continuation

  3. fabienne Morin 24 septembre 2014 à 10:46 - Répondre

    c’est aussi ce que l’on appelle la pleine conscience dans le vécu du moment présent dans tous les domaines cités

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