Comment la recherche de la perfection vous fait procrastiner

Si vous vous réveillez le matin plein(e) d’énergie à l’idée d’abattre tout ce travail sans jamais véritablement y parvenir … il y a de fortes chances que vous procrastiniez !

 « Ce boulot attendra, je trierai ces papiers demain au bureau,  je n’ai pas le temps  » … Si ces phrases reviennent régulièrement, c’est que vous êtes « un(e) procrastineur/euse », c’est-à-dire une personne qui a tendance à tout repousser, tout le temps, qui a du mal à trouver la motivation nécessaire pour passer à l’action.

Les dommages du perfectionnisme :

à vouloir trop bien faire, on ne fait rien.

Et si vous cessiez de tout remettre au lendemain ? Chez le procrastineur, chaque tâche est remise à plus tard, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire : procrastiner n’est pas paresser. Procrastiner, c’est passer plus de temps à penser et réfléchir à une tâche, qu’à l’ effectuer.Parmi les nombreuses causes liées à la procrastination, on retrouve généralement : la peur de mal faire, le manque d’organisation, la difficulté à se fixer des objectifs et … le perfectionnisme.

 

Perfectionnisme > Procrastination > Paralysie : Les 3P de l’anti productivité

Il n’est pas impossible quand on est un perfectionniste digne de ce nom, de freiner des quatre fers face à un travail demandé. Mais pourquoi cela ?

Être perfectionniste peut nous amener à procrastiner tant il nous paraît compliqué de mener à bien la tâche comme on l’entend. Relire sans cesse, replanifier 50 fois, ne pas prendre les décisions, reporter à demain ou passer 3 fois plus de temps à réfléchir qu’à agir, engendre … paralysie et inaction.

8 conseils pour lutter contre la paralysie du perfectionnisme :

Évidemment, si l’on a un minimum de conscience professionnelle, on attend un travail soigné et efficace … et c’est tout à fait louable ! Mais FINIR est tout aussi important, et en temps et en heure, encore mieux !

Tout l’enjeu consiste donc à trouver le juste équilibre entre un travail « bien fait » et « dans les temps ».

  1. Prenez du recul, soyez moins exigeant avec vous-même. Identifiez bien ce que l’on vous demande « vraiment ». Ex : votre boss veut une synthèse chiffrée? Inutile de lui faire un incroyable graphique high-tech ou un tableau hyper chiadé… seul le contenu compte et vite !
  2. Si la tâche vous semble insurmontable, découpez-là en sous-tâches que vous pourrez faire avancer l’une après l’autre. Ah le plaisir de rayer ce qui est terminé !
  3. Faites des to-do lists : l‘écriture vous aide à mieux vous organiser ! Prenez bien soin de noter les choses que vous remettez généralement au lendemain et fixez-vous une limite de temps pour chaque activité. (Article : une to-do list efficace)
  4. Fixez-vous des délais : toute chose a une fin, fixez-là dès le début… il y en a tant d’autres qui vous attendent ! Lâchez-prise, acceptez que le travail soit tel quel. Vous avez fait de votre mieux dans le temps imparti.
  5. Utilisez la méthode Pomodoro : cette technique permet de s’organiser des sessions de travail de quelques minutes dans le but d’avancer dans ses projets.
  6. Matrice d’ Einsenhower

    Faites la différence entre Importance et Urgence. La matrice d’ Einsenhower vous aidera à classifier les tâches à réaliser en fonction de l’importance (à vos yeux) et des délais (les urgences, les vôtres bien sûr, pas celles des autres). A ne gérer que les urgences, les projets « vraiment » importants n’avancent pas.

  7. Restez maître de votre temps : bloquez-vous un temps par exemple chaque semaine pour faire avancer un projet qui vous tient vraiment à cœur (faire du sport, aller chercher les enfants à l’école plus tôt, vous faire masser, prendre un café avec une copine, etc…).
  8. Replongez-vous dans les 8 lois du temps et de l’organisation.

Et vous, pensez-vous être un(e) perfectionniste ? Si oui, votre recherche de la perfection vous joue-t-elle des tours, au quotidien.